The Garden Series #1

Anna Tomaszewski : 360° from being a dragonfly

18/06 – 26/06/2016, Bois-Colombes, Paris, France

Curateur : Pietro Della Giustina

 

  • Anna Tomaszewski, 360° from being a dragonfly, 2016
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  • Anna Tomaszewski, 360° from being a dragonfly, 2016
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  • Anna Tomaszewski, 360° from being a dragonfly, 2016
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  • Anna Tomaszewski, 360° from being a dragonfly, 2016
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  • Anna Tomaszewski, 360° from being a dragonfly, 2016
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  • Anna Tomaszewski, 360° from being a dragonfly, 2016
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  • Anna Tomaszewski, 360° from being a dragonfly, 2016
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  • Anna Tomaszewski, 360° from being a dragonfly, 2016
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  • Anna Tomaszewski, 360° from being a dragonfly, 2016
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Curate It Yourself a le plaisir d’annoncer « The Garden Series », une série d’expositions en plein air qui se tiendront à intervalles irréguliers dans la petite couronne parisienne.

Dans un jardin privé, lieu discret et inattendu, CIY présentera des projets qui questionnent les frontières entre espace privé et espace public en allant à l’encontre de la perspective habituelle. L’idée d’espace public a été fortement affaiblie dans les dernières décennies par la restructuration majeure à laquelle a été soumis le rapport entre privé et public, sous la pression d’un agenda d’investissement néolibéral, mais aussi par la digitalisation et la montée des médias sociaux.

A l’occasion de la première session de « The Garden Series », Anna Tomaszewski propose une installation site-specific qui perturbe le rapport entre regardeur et regardé, réalité et fiction, espace public et espace privé.

Le spectateur est invité à scruter à travers le judas et à se faire ainsi projeter dans un environnement totalement détaché de celui habituel du jardin. L’angle de vue et l’effet déformant du judas soulignent le propos de l’artiste qui consiste à faire perdre leurs repères aux regardeurs.

Le passant, qui observe à travers le judas, découvre des fragments de paysages, projections de l’espace public environnant. La vidéo, projetée dans le judas, montre différentes séquences du même endroit, prises à divers moments de la journée et avec plusieurs niveaux de zoom, qui amènent le spectateur à ne jamais observer la même réalité.

Le dispositif troublant, mis en place par l’artiste, cristallise son intention de créer une inversion entre processus de création et moment de jouissance de la part du spectateur : l’artiste filme en fait d’un seul point de vue en tournant progressivement sur elle-même, tandis que le spectateur a l’impression de regarder un environnement fixe à travers le judas.